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Dans la Suisse normande, à quinze minutes de Falaise, un manoir du 16ème siècle et son jardin arboré. Face à l'imposante église Saint-Martin du 12ème s., un portail en fer forgé, orné de fines balustres en pointe de lance et flanqué d'un pilier en pierre de Caen coiffé d'un gendarme, ouvre sur une allée bordée d'arbres. Une cour et une terrasse embrassent le manoir seigneurial, qui jouxte une dépendance sur un côté. À l'opposé, une barrière permet d'accéder à l'arrière du logis et son jardin planté d'arbres centenaires.
…Par Patrice Besse
À l'orée de la Suisse normande, dans la ville de Flers, une maison de maître du 19e s. et son jardin de près de 900 m². Élevée de trois niveaux sur un sous-sol, la maison est datée du 19e s. La toiture à croupe est coiffée d'un toit à la Mansart, à quatre pans en ardoise, jalonnée de lucarnes rampantes. Deux souches de cheminée surplombent l'ensemble. Les façades sont montées en moellon de granit et schiste jointoyé, avec des parements en granit soigneusement taillés pour encadrer les nombreuses baies. Sur un côté de la propriété, une grille en fer forgé ouvre sur le jardin arboré, orienté sud-ouest. Un appentis et un double garage sont placés à l'autre bout. Adjacent, un portail en fer forgé donne accès à une petite rue calme.
…Par Patrice Besse
Dans le Bessin, entre la Manche et le Calvados, une maison de maître et ses dépendances, sur près de 5 hectares. De la route, l'accès se fait directement dans la cour d'entrée. La demeure du 17ème siècle fait immédiatement face. La grande écurie napoléonienne est située à l'équerre. Les deux bâtis sont entourés de vastes espaces enherbés puis de prés. Les autres dépendances sont situées à l'arrière des écuries.
…Par Patrice Besse
Entre Lisieux et Pont-l'Evêque, entourée de près de 9 ha plantés de pommiers, une ferme du 16e s. avec 3 maisons en pans de bois restaurées avec application. Portail et allée sont dissimulés derrière des arbres de haut jet. Les bâtiments sont immédiatement accessibles. Un four à pain se tient d'un côté et une maison de gardien de l'autre, ainsi qu'un espace de stationnement et les deux maisons principales, bien dégagées, avec piscine. Une petite allée conduit à une grange, en partie aménagée. Le paysage se déploie sur toute la vallée. Les maisons sont entourées de vastes espaces de pelouses séparés des vaches et des pommiers par une modeste clôture.
…Par Patrice Besse
Dans la presqu'île du Cotentin, à deux pas de la pointe d’Agon et des plages, un domaine rural du 19e s., rénové et aménagé en maison d’hôtes. La propriété est accessible via une route champêtre, bordée de maisons anciennes, de champs et de haies vives. L’habitat est dispersé et, suivant la tradition manchoise, relié par un réseau viaire de venelles et d'impasses ramifiées. L’entrée sud se fait par un portail, précédé d’un long garde-corps ouvragé qui enserre une partie des bâtiments et une cour arborée. Dans la continuité, un mur en pierre sèche encercle le reste du domaine. Sur un côté, un petit sentier élevé sur un plateau conduit à une autre entrée gazonnée, qui permet de découvrir l'entièreté du domaine, long quadrilatère évasé étendu sur près de 1,5 ha. Un imposant bâtiment rectiligne forme une délimitation horizontale sur le premier tiers de la parcelle. En retour, il est rejoint par deux autres logis oblongs. Une cour gravillonnée en périphérie permet la circulation vers les corps de logis tandis qu'un tapis de verdure dessine en son centre la confluence de l'ensemble. Au nord, une autre construction, plus récente, vient ordonner la symétrie du domaine. Une large plate-bande homogène les relie. De hauts murs enserrent cette partie jusqu’au bâtiment central. Au-delà, trois autres larges pelouses bordées d’arbres ceignent le domaine. La partie bâtie est formée d’un ancien corps de ferme réaménagé pour l'accueil d’hôtes. Les trois principaux logis constituent avec lui un ensemble quasi homogène. Leur rez-de-chaussée est situé en contrebas de la rue et d’une partie du parc. Une basse-cour devait exister jadis, voire des douves. Des passerelles permettent la connexion entre les niveaux des différents édifices et des cours, ouvertes ou clôturées de murs bas. Des murs en pierre pleins ou en demi-cercle marquent les limites entre les sous-ensembles. Les murs sont maçonnés en pierre et d'une importante épaisseur. Linteaux et jambages des encadrements ont conservé leur aspect d’origine, en pierre de taille. Les portes-fenêtres et les fenêtres sont à double vitrage et en PVC. Les couvertures sont à deux pans d'ardoise et percées de fenêtres de toit. Un petit bâtiment technique borde la cour secondaire, coiffé d’une toiture à deux pans de tuiles. Six conduits de cheminée enjambent le faîtage de la maison principale, tandis qu’une dernière couvre le pignon ouest d’un des logis annexes.
…Par Patrice Besse
Dans les hauteurs de la vallée de la Vire, avec 22 ha de terres, un château des 13e et 15e s. inscrit MH. Aux abords de la ville, une longue allée goudronnée bordée de marronniers descend vers l'entrée de la propriété. À mesure de l'avancée, le paysage se fait moins urbain et les pelouses de chaque côté s'élargissent. La voie atteint un portail en fer forgé soutenu par deux solides piles en moellon de schiste, que prolongent des murets surmontés de grilles. À proximité, une chapelle a été construite en hauteur. Sur un côté, l'allée longe une dépendance qui sert de garage puis aboutit à une tour carrée. Le château est dressé sur un promontoire, avec en toile de fond les bois qui tapissent le flanc du vallon et les prés qui bordent la Vire. Les divers bâtiments ont été construits en moellon de schiste et couverts de toitures en ardoise.
…Par Patrice Besse
Sur la Côte Fleurie, au centre de Villers-sur-Mer et à 100 m de la plage, la villa d'Eaux, un bâtiment exceptionnel et majeur. Villers-sur-Mer est l'une des stations balnéaires créées au milieu du 19ème siècle construites le long de la Côte Fleurie entre Trouville-sur-Mer et Cabourg, entre Côte de Grâce et Côte de Nacre. C’est une élite parisienne en recherche de dépaysement et de santé qui a impulsé l’émergence du tourisme balnéaire sur cette portion de côte. Elle est attirée par les charmes paysagers et le pittoresque de ces territoires isolés, dévoilés par les peintres. Villers-sur-Mer a été fondée par Félix Pigeory architecte à Paris, qui achète une vingtaine d'hectares sur ses fonds propres. Elle s'est développée en premier lieu sur les hauteurs des falaises des Vaches Noires avec des villas construites par l’aristocratie d’Empire, puis sur les terrains en bord de mer avec notamment la création d'un casino. Elle devient une station familiale réputée. Les anciens bains-douches municipaux ouvrent en 1913. Ils étaient alors composés de seize cabines construites sur deux niveaux, desservies par deux galeries qui encerclaient un patio surmonté d'une verrière.
…Par Patrice Besse
Décrivez votre bien idéal avec vos propres mots : Charlie est à votre écoute.
Au cœur de la Normandie, dans le Calvados et sur le chemin de St-Jacques, un manoir de pèlerinage du 18e s. environné de 4 000 m² de verdure. Établi sur les premières pentes nord en périphérie de Lisieux, près du fleuve côtier la Touques, le manoir est sis dans un environnement verdoyant. Il tire ses origines du Moyen Âge et son nom d'un chanoine auquel une prébende fut affectée par l’évêque contre l'enseignement des Saintes Écritures. La parcelle, profonde, forme un triangle à la croisée de deux rues calmes d'allure champêtre. Majestueux, le bâtiment est constitué d’un large bloc, face aux pelouses qui bordent l’accès à la propriété. Une allée divisée en deux branches accède au manoir de chaque côté et mène au garage, à l'avant. Une imposante couverture végétale au nord est précédée d’un jardin fruitier et potager avec pelouses. Une épaisse haie de thuyas enserre le petit domaine, gage d’intimité. Au-delà, un habitat semi rural s'inscrit dans des paysages verdoyants et forestiers qui s’étirent à perte de vue. Le manoir, construit dans les années 1780-1790, alors que le défrichement était presque achevé dans la région, était un important quadrilatère à pans de bois dits 'corondages', caractéristique des constructions du Pays d’Auge. Sur la partie principale, il est élevé de trois niveaux. Le chêne était utilisé pour constituer l’ossature de la demeure et le torchis pour combler les espaces entre les colombes, puis traditionnellement recouvert d’un enduit à la chaux. Procédé peu coûteux à l’époque, il fait aujourd'hui l'identité si particulière et surannée des demeures normandes. Le colombage se trouve surtout sur le haut du bâtiment, le bas présentant une maçonnerie de briques et de pierres. La toiture, en croupe, est en tuile ancienne. Un décroché donnant au sud de la demeure a été construit dans le même esprit, semble-t-il après la Seconde Guerre mondiale, et couvert d'une toiture en demi-croupe avec avant-toit. Deux fenêtres de toit regardent perpendiculairement aux deux qui percent la toiture principale de ce côté-ci de la demeure. Du côté de l’entrée, se trouvent trois autres lucarnes à capucine et deux conduits de cheminée en brique. Toutes les menuiseries sont à simple vitrage et petits carreaux anciens. Au bout de la construction, un bâtiment accolé au manoir, avec toiture à deux pans de tuiles anciennes percée d'une petite lucarne, forme un appentis devenu garage. Utilisé comme pièce de service, il devait s’agir d’un élément de la ferme, construction initiale sur laquelle a été agrégé le manoir.
…Par Patrice Besse
Dans le Calvados, au cœur de la ville de Falaise, une vaste maison de ville des 16e-17e s. et ses bâtiments annexes divisés en appartements, à rénover. C’est dans une rue calme de la ville que la bâtisse, certainement logis d’importance à l’époque de la Ligue, prend place. Déjà, au 14e s., ce quartier de Falaise abritait les bourgeois de Guibray dont les terres appartenaient initialement aux abbés de Saint-Jean. Des foires s’y déroulaient et de nombreuses auberges s’y élevèrent alors. La demeure, très certainement l’une de celles-ci, est située en retrait d’une petite place qui porte encore le nom d’un des ligueurs catholiques de Falaise à l’époque des guerres de Religion. Surnommée alors “L’Hôtel du grand coq”, la bâtisse devint par la suite la résidence d’un riche parlementaire. Située à proximité de l’église Notre-Dame de Guibray, la bâtisse, au cœur d’une rue préservée, est au pied de quelques commerces de bouche et de services. Côté rue, le vénérable logis présente actuellement un aspect typique des 16-17e s. C’est un bâtiment plus large que haut, construit en pierre de Caen. De l’intérieur depuis la cour, l'ensemble bâti est constitué de trois logis, qui forment un quadrilatère, dont la moitié a été adjointe dans un second temps à l’hôtel initial. Véritable témoignage des réaménagements au cours des siècles, la façade arrière de l’hôtel présente encorbellements, toiture à croupes et vestiges d’une tour arasée dont l’édification remonte au moins au 16e s. À gauche, une façade en pierres apparentes est couverte par un enduit dans la partie moderne. À sa suite, une modeste maison annexe est coiffée d’une toiture en ardoise et percée de deux baies avec menuiseries à petits carreaux. Enfin, dos à la rue et ouvrant sur la façade arrière du logis principal, l’ancienne forge a été remaniée en un logis, pourvu de sept fenêtres. Depuis la cour, un escalier permet d’accéder à l’arrière du terrain. Les murs de propriété enserrent l’ensemble de la parcelle. Dans la cour centrale, différents murets délimitent les espaces avec divers petits jardins. À droite du corps principal et regardant la cour, une coursive en bois permet la circulation entre les différents appartements au deuxième niveau.
…Par Patrice Besse
À 10 min d'une cité du Cotentin, une maison du 19e s., avec dépendance, gîte, étang et un jardin de 5000 m². Accessible par une rue qui traverse le bourg, la propriété est située sur les hauteurs des marais et profite d'une vue dégagée sur la campagne normande. La maison fait face à l'ensemble du terrain, flanquée de part et d'autres par le gîte et la dépendance. L'étang est au centre. Le bas du jardin se prolonge par un petit chemin piétonnier. Construit au 19e s. en moellon de schiste, le logis principal est élevé de deux niveaux dont les combles. La toiture en ardoise est à deux pans. Une extension a été ajoutée au bâtiment d'origine dans les années 2000.
…Par Patrice Besse
Entre Trouville et Honfleur, à 1 km de la mer, sur près de 5.000 m², une longère du 19e s. et un logis, récemment restaurés. Au sein du bocage, le long d'un chemin, un double portail en bois plein ouvre sur des espaces enherbés. La maison est séparée du grand garage et d'une seconde dépendance par une cour gravillonnée. Au delà et orienté à l'ouest, le terrain se déploie, entièrement bordé par des haies. Les arbres de haut jet y sont nombreux. La propriété est traversée par un ru vivant qui s'écoule vers le chemin.
…Par Patrice Besse
En Normandie, dans un bourg du Cotentin, une maison de maître de 1810, avec dépendance, jardin à la française et parc de 5200 m². L'accès se fait par un portail encadré de piliers en pierre et de haies taillées, qui ouvre sur une cour d'honneur gravillonnée. À l'arrière, la façade de la maison est parée d'une vigne vierge luxuriante. Elle domine sur un jardin à la française, dont l'ordonnancement est d'une grande rigueur. Les hauts arbres et les haies bocagères forment un écran végétal, pour garantir une intimité absolue. Construite en 1810, la demeure est élevée de deux niveaux dont les combles. La toiture en ardoise est à quatre pans. Perpendiculaire au logis principal et indépendante, la dépendance est élevée d'un niveau. Bâtie à la même époque, elle permet de doubler la surface habitable de l'ensemble et jouxte un garage qui peut abriter deux voitures.
…Par Patrice Besse
Dans la forêt domaniale d'Écouves, au nord de l'Orne, un château du 19e s. à restaurer, son parc arboré et sa forêt de 11 ha. Une petite départementale arborée conduit à l'entrée du domaine. Un élégant portail en fer forgé, flanqué de piliers en pierre surmontés de chapeaux, ouvre sur une allée de 150 m environ, qui serpente à travers bois pour rejoindre le château. Avec son architecture caractéristique du 19e s., le logis mêle éléments néoclassiques et influences régionales. L'édifice est coiffé d'un toit en croupe en ardoise irisée de bleu, jalonné de lucarnes, d'œils-de-bœuf et de deux souches de cheminée. Le faîte est couronné d'une dentelle en zinc naturel. La façade méridionale est enduite, tandis que les encadrements des baies sont en pierre de taille calcaire. La façade nord laisse apparaître les moellons taillés et jointoyés. Une terrasse aux balustrades en fer forgé et un perron dominent le parc, la forêt et la rivière Sarthon. Sur le côté, une dépendance abrite garage et atelier.
…Par Patrice Besse
À l'orée de la Suisse normande et des cours de l'Orne, un manoir du 18e s. à restaurer, ses dépendances et son domaine équestre sur près de 4 ha. À 15 minutes à pied du centre-bourg, une petite route départementale conduit à l'entrée du domaine, clos d'un muret en schiste. Ce dernier est surmonté d'une grille de clôture en fer forgé. Le portail, flanqué de pilastres en pierre coiffés de chapeaux de gendarme, ouvre sur une allée enherbée et sur une cour d'honneur qui s'étend devant le logis d'habitation. Deux autres entrées latérales permettent l'accès aux dépendances. Le domaine a été la propriété de la famille Lemarchand des Lingeries pendant plus d'un siècle, de 1745 à 1877. Il est constitué d'un corps principal construit au 18e s. prolongé d'une aile. Lové dans son jardin, il est élevé de trois niveaux sous combles et coiffé d'un toit à pavillon de tuiles plates aux couleurs orangées où quatre souches de cheminée pointent vers le ciel. Les moellons sont recouverts d'un enduit et les encadrements des baies sont en pierre de taille calcaire. Les grandes baies, alignées et superposées, sont doublées de fenêtres croisées en bois. Deux tourelles, une ronde et une carrée, ornent la façade côté cour. La façade de l'aile érigée sur un niveau est en moellon travaillé en pierre de taille et jointoyé, avec des parements en brique rouge pour encadrer les baies. Le bâtiment est coiffé d'un toit à deux pans en ardoise. À un angle de l'aile, sur un côté et à l'arrière du manoir, se tient un bâtiment de dépendance composé d'une habitation et d'un espace bien-être. Sur les extérieurs, s'étendent d'un côté une maison de gardien, un pressoir et des caves. À l'opposé, se trouvent des écuries, des étables, des boxes, des garages et des hangars. L'ensemble est ceint de prés clôturés pour les chevaux. La façade sud-est du logis fait face à un jardin avec un étang et un lavoir.
…Par Patrice Besse
Dans l'Orne, dans le paysage vallonné du Perche, un manoir restauré inscrit MH, protégé de hauts murs, et son jardin. À portée de marche du village, à mi pente d'une colline, au débouché d'une petite route, se dévoile le domaine ceint de hauts murs cantonnés de tours rondes. Le clos manorial, accessible via un portail monumental à créneaux, enserre une ample cour intérieure en forme de U. Le pourpris a fait l'objet d'un aménagement paysager soigné, tirant parti de la pente et s'ouvrant à l'ouest sur la campagne environnante en surplomb de l'enceinte. Le logis principal s'affirme par l'étirement en hauteur de sa toiture en bâtière, habillée de tuiles et soulignée d'une corniche. Il est prolongé d'un second logis qui lui est accolé. Les autres bâtiments, respectivement à usage de gite, maison de gardien et dépendances diverses, complètent le clos. Derrière le logis, accessible par le pourpris, un verger de 2 ha domine la campagne.
…Par Patrice Besse
Sur les hauteurs de Deauville, dominant la ville et la mer, une ancienne maison de curé devenue demeure familiale, sa dépendance, son jardin paysager. Posée sur les coteaux du Deauville historique, l’ancien bourg de Dosville mentionné dès le 12ᵉ s., la propriété est accessible via une petite route boisée, légèrement sinueuse, qui conduit à un portail discret. À son débouché, une allée bordée de lauriers du Portugal et de cyprès, mène à un espace de stationnement avant de révéler, en second plan, le jardin dissimulé derrière un mur végétal. Au fond du jardin, légèrement en contrebas, se dévoile l'ancien presbytère, dont l’architecture a évolué au fil des siècles. Édifié au 12ᵉ s., il témoigne d’une continuité architecturale : les transformations et ajouts successifs ont enrichi son allure sans altérer son harmonie. Le logis principal, orienté plein sud, est bâti suivant un plan allongé et coiffé d'une toiture de tuiles plates à deux pans, ponctuée de lucarnes et de cheminées massives en brique évoquant les demeures anciennes du Pays d’Auge. Les murs en moellon de calcaire blond, lumineux, hourdés à la chaux, contrastent avec les portes anciennes en bois sombre sculpté. L’extrémité droite de la maison est gratifiée d’une véranda vitrée d'où la vue porte sur la mer et Deauville d’une part, sur le jardin de curé d'autre part. L’extrémité gauche est constituée de la chapelle du 18ᵉ s., aujourd’hui transformée en pièce de vie spacieuse attenante à la maison. Une avancée centrale à colombages apparents, surmontée d’un pignon triangulaire, marque la façade principale et introduit un balcon en bois desservi par un escalier extérieur, détail à la fois pittoresque et fonctionnel. Les volets bleus, la végétation grimpante et les massifs paysagers adoucissent la rigueur du logis et fondent la demeure dans son environnement. La propriété est délimitée et protégée par des clôtures végétales et des bâtiments : sur la gauche, une dépendance du 18ᵉ s. en pierre longe la rue ; sur la droite, des communs la séparent du voisinage.
…Par Patrice Besse
En Normandie, à 15 km de Bayeux, un château du 18e s. inscrit MH, dans un domaine de 60 ha de terres, bois et bosquets. Avant l’entrée du village de Vaubadon, dissimulée derrière une haie dense, une avenue bordée d’une triple rangée de tilleuls, enherbée de part et d’autre, s’étire dans une lente perspective qui introduit le domaine. Elle conduit à la grille en fer forgé, au débouché de laquelle se tient la cour d’honneur, précédée de douves. Autour de celle-ci, s'organisent différents éléments de la propriété : le jardin potager clos de murs et la maison de jardinier, le bassin, le court de tennis, puis les communs, établis autour d’une large cour centrale. À l’arrière, le parc, inscrit MH, déploie ses lignes jusqu’à un vaste étang bordé de rhododendrons. Celui-ci, plus qu’un simple agrément, marque une transition avec la campagne environnante, tel un passage entre un paysage dessiné et une nature laissée à une expression plus libre. La régularité des percements, la hauteur des toitures et la clarté de la composition, caractérisent l'ensemble bâtimentaire. Le château développe une façade exposée sud-est, tournée vers la cour, dont l’ordonnance régulière et les proportions harmonieuses, certifient le caractère classique. Élevé de deux niveaux sous combles et reposant sur un rez-de-jardin semi-enterré, il s’organise autour d’un corps central structurant, prolongé de volumes ajoutés au 19e s. Les toitures, en ardoise, ponctuées de lucarnes et de hautes souches de cheminées, ainsi que de quatre pavillons coiffés de toits plus élevés, viennent rythmer la silhouette et asseoir la présence du logis dans le paysage. Cette clarté de composition, l’alliance entre la symétrie, l’ordonnance et le décor, ont valu au château son inscription MH en 2012.
…Par Patrice Besse
En Normandie, dans le Bessin, un domaine avec gîtes et chambres d'hôtes sur plus d'1 ha.. Depuis la route, une allée de peupliers longe un verger et mène à la propriété, qui s’étend sur deux parcelles pour un peu plus d'1 ha. Un portail percé dans un mur de clôture bas ouvre sur une cour, puis sur la demeure, datée des années 1930. Construite en maçonnerie enduite sous une toiture en ardoise, elle est élevée de deux niveaux et d'un comble. Dans le prolongement, un premier gîte occupe une maison basse, avec toiture en ardoise. Face au logis, une chambre d’hôtes est installée dans une ancienne boulangerie, composée d’un petit bâtiment avec un toit à deux pentes, prolongé d’un appentis. Un second ensemble de bâtiments est implanté à la perpendiculaire de l'habitation principale, autour d'une allée gravillonnée, avec un jardin et un verger. Précédée d’une terrasse en bois, une salle de restauration et de réception, surmontée d’un étage inutilisé, est aménagée dans le premier bâtiment. La toiture est en ardoise à quatre pans. Un garage en appentis est accolé à l'arrière. Un deuxième gîte est installé dans une maison basse, précédé d’une terrasse maçonnée. S'ensuit une longère du 19e s., élevée de deux niveaux, en maçonnerie de pierre blanche. La façade est percée de multiples baies, sous une toiture en tuiles mécaniques jalonnée de trois lucarnes passantes. L'intérieur comprend quatre chambres d’hôtes et un troisième gîte. La propriété ménage une capacité d'accueil d'environ 20 couchages.
…Par Patrice Besse
Proche de Granville, en front de mer, une villa d'inspiration Art déco et son jardin. Construite au début des années 1930, la villa de 255 m² est élevée de trois niveaux. La façade ouest est orientée vers la mer, le côté nord ménage une vue dégagée sur les dunes et les plages, la partie sud donne sur le jardin, lui-même bordé par une villa d'envergure similaire. L’entrée principale est située au niveau médiant qui donne accès à l’étage et au rez-de-jardin en contrebas. Ce dernier est également accessible par une porte indépendante au bas de la rue, côté nord. Le jardin est structuré en plusieurs terrasses, reliées chacune par de larges escaliers. Une dépendance isolée, à l’extrémité du jardin et tournée sur la rue, permet de stationner un véhicule. Une rénovation complète a été entreprise en 2022. Les fondations et les murs de soutènement ont été renforcés, la charpente du toit et sa couverture en cuivre sont neuves, les menuiseries en aluminium. Les travaux de second-œuvre, d’équipements et de finition reste à entreprendre, dont une éventuelle redéfinition des espaces.
…Par Patrice Besse
Dans l'Orne, proche d'Argentan, un logis de style gothique au confort contemporain. Face à l'église Notre-Dame, la propriété borde une rue tranquille et sinueuse du centre-bourg. Accessible directement depuis la rue, le logis est discrètement enchâssé dans le tissu ancien du bourg. Trois volumes se distinguent : au centre, l'édifice principal, vaste et régulier, est élevé de deux étages surmontés de combles aménagés, avec une façade sur rue ordonnancée typique du 18e s., percée de baies aux menuiseries et volets bleu clair. À l'arrière, une tour hors-d'œuvre aux arrêtes vives abrite l'un des deux escaliers en vis, vestiges de l'édifice gothique originel. De cette période, subsistent également des accolades, meneaux et traverses qui ornent certaines baies, notamment côté jardin. Au nord, une aile plus basse développe deux niveaux. Au sud, en biais le long de la rue, une aile en rez-de-chaussée s'achève par un pavillon. L'ensemble, en maçonnerie de pierre calcaire blanche en petit appareil, est coiffé de toitures de tuiles plates. Réaménagé récemment, le logis présente un confort contemporain, avec encore de nombreux éléments authentiques : escaliers en vis, parquets, plafonds à poutres apparentes, cheminées et trumeaux, menuiseries à petits carreaux et portes anciennes. Dans l'aile sud, se trouvent deux chambres, une salle de jeux, une cuisine, une salle d'eau et deux toilettes. L'aile nord présente au rez-de-chaussée un garage et des espaces techniques. L'étage, accessible depuis la troisième chambre du logis principal, comprend une salle de bains, une chambre et un grenier. Un jardin prolonge la demeure, dans une vaste et longue parcelle arborée qui s'étend vers l'ouest entre deux méandres de l'Udon et de l'Orne. Un premier abri, proche de la maison et de même facture, s'ajoute au logis autour d'une terrasse. Un second abri, en brique et de petite taille, sert de cabane de jardin. Un portail donne accès au sud de la parcelle. Une ancienne serre se trouve au nord.
…Par Patrice Besse
Dans le sud de la Manche, au carrefour de trois régions, un manoir du 19e s. restauré. Depuis la rue, un portail en fer forgé dans un haut mur de pierre ouvre sur la propriété, d’une grande cohérence architecturale et paysagère. Le manoir, édifié au 19e s., s’impose au centre du parc par sa silhouette sobre, marquée d’un savant mélange de styles Art nouveau et anglo-normand. L’équilibre de l'ensemble se trouve renforcé par la décoration et les aménagements intérieurs, soignés et harmonieux. Sur trois niveaux, les façades en moellon de granit sont rythmées par de légères saillies et de nombreuses et vastes baies doublées de fenêtres à petits carreaux, qui laissent largement pénétrer la lumière. La toiture, en ardoise et à forte pente, est ponctuée de hautes cheminées en pierre. Des dépendances sont réparties en retrait, sans rompre l'unité de l'ensemble. Le parc, fidèle au tracé paysager d’origine, entoure la demeure de pelouses soignées, d’allées sinueuses et d’arbres aux essences variées. Un vaste pré prolonge la propriété vers la campagne environnante, au-delà de la rivière. Le lieu fut l’une des résidences du peintre de marine Marin-Marie. Navigateur en solitaire et dessinateur de talent, il est connu pour ses traversées transatlantiques audacieuses à bord de l’Arielle et ses vues maritimes d'une grande précision.
…Par Patrice Besse
À 4 km de Luc-sur-Mer et 20 min de Caen, au cœur d’une vallée verdoyante, un manoir du 19ᵉ s. et son terrain de quelque 5 ha. À l’orée d’un quartier ancien où domine la lumineuse pierre de Caen, un chemin verdoyant s’étire jusqu’au portail en fer forgé. Au-delà, l'allée privée, presque forestière, conduit à une clairière dissimulée des regards. D’un côté, une falaise calcaire boisée forme une protection naturelle, de l’autre, un bois aux arbres parfois centenaires enveloppe le lieu d’une atmosphère paisible. Au centre, le jardin se déploie en pelouses, verger et prairies enherbées sur quelque 6 ha. Sur un léger promontoire, se dresse la demeure de la fin du 19ᵉ s., qui mêle influences néo-gothiques et anglo-normandes. Le logis principal, élevé de trois niveaux, rez-de-jardin semi-enterré, rez-de-chaussée et combles aménagés, est bâti suivant un plan en L irrégulier qui lui donne une silhouette pittoresque. La toiture en ardoise, aux pentes marquées, mêle toits brisés à la Mansart, pavillons et volumes coniques, ponctués de lucarnes et de souches de cheminées en brique. Les faîtages sont rehaussés d’épis décoratifs en métal, parfois terminés en flèche, soulignant l’élan vertical de l’ensemble. La façade combine enduit clair et pans de bois décoratifs dans la tradition anglo-normande. Hautes baies à meneaux et traverses, oriel central et balcon en bois, rythment la composition, tandis qu’une terrasse semi-circulaire en bois ouvre sur le parc. À l’arrière, une extension vitrée contemporaine, gratifiée d'une terrasse en teck, s’inscrit discrètement dans l’ensemble architectural, créant une transition subtile entre ancien et moderne. Le parc abrite également une piscine couverte, un kiosque en bois et plusieurs cheminements paysagers, qui prolongent la maison vers le paysage environnant et renforcent son caractère de manoir romantique.
…Par Patrice Besse
Dans l'Orne, aux portes de Bagnoles-de-l’Orne, un ancien hameau du 18e s. et son jardin remarquable de plus d'1 ha. Le bien est constitué d'un ancien hameau, réhabilité et réuni en une unique propriété. Accessibles depuis un chemin de terre bordé d’un verger de pommiers, les bâtiments s’organisent autour d’une cour asymétrique. L’ensemble est composé d'une maison principale de belle taille, formée de plusieurs volumes raccordés de façon harmonieuse, d’une seconde maison de moindre envergure, qui peut servir de gîte ou de maison d’amis, d’un fournil et d’une ancienne porcherie. Orientée est-ouest et élevée de deux niveaux, la maison principale présente une façade en pierre apparente côté cour, ponctuée de baies doublées de menuiseries de bois et de lucarnes en toiture. Le toit est en tuiles plates rouges. À l’arrière, la façade ouest ouvre par une vaste baie sur une terrasse où s’épanouit une vigne, et au-delà sur un jardin arboré avec une vue dégagée au surplomb d'un ruisseau. Ce dernier serpente à travers le jardin, animé de petites cascades, bordé de prêles et de roseaux et enjambé d’un petit pont. Au nord de la cour, se trouvent le fournil et la porcherie, aujourd’hui transformés en annexes fonctionnelles. Ces bâtiments conservent leur authenticité d’origine avec leurs murs en pierre et leurs toitures en tuiles. Le gîte indépendant, avec un linteau sculpté et daté de 1778, est accessible sur un côté par une volée de marches ornées de capucines. Il est exposé au sud et profite d’une vue dominante sur la propriété. Il est également construit en pierre, avec une toiture en tuiles plates et des façades percées de baies. L’ensemble est entouré de prairies, de bois et d’un jardin soigneusement entretenu, jalonné d’arbres matures et de massifs fleuris. Un petit étang artificiel est situé au sud de la parcelle.
…Par Patrice Besse
Dans une station balnéaire familiale de la côte ouest du Cotentin, une villa des années 1930 avec piscine et dépendance, dans un jardin clos et arboré. La propriété est accessible depuis une rue, via un portillon en bois plein qui ponctue un mur protecteur, longé par des espaces enherbés ras qui permettent le stationnement. Un second accès est situé dans une autre rue, avec un double portail à chapeau de gendarme. Les extérieurs de la villa sont formés de deux espaces bien distincts : une terrasse aux accents exotiques, une piscine et une dépendance d'un côté, des espaces enherbés bordés d’arbustes et de fleurs de l'autre. La demeure incarne, dans sa simplicité assumée, l'architecture anglo-normande, emblématique de la région. Elle est élevée de trois niveaux dont des combles, sous une toiture à quatre pans en ardoise avec demi-croupes. Le soubassement est composé de gros moellons taillés. Les murs sont recouverts d'un enduit subtilement rosé, les niveaux entrecoupés d'un cordon de pierre. La façade avant est devancée par des fenêtres en saillie polygonale, surmontées d'un balcon à balustres. Les baies sont rectangulaires, ou en anse de panier. Enfin, un vaste jardin d’hiver a été accolé à la façade arrière, entièrement vitré et animé par une vigne aux couleurs changeantes.
…Par Patrice Besse
Dans le sud de l’Orne, en lisière d’un bourg, un ancien couvent du 19e s., sur près de 7 ha de terres. Proche du village, la propriété est implantée en retrait d’une petite route, dissimulée par un jardin avant arboré. Une allée sinueuse traverse cet écran végétal et conduit à l’imposante façade principale de l’ancien couvent, orientée sud-est. Construit en maçonnerie de pierre à l’appareillage régulier, le bâtiment est élevé de quatre niveaux, couronnés d’un fronton central. L'ensemble présente une régularité monastique : baies verticales à encadrements de pierre, toiture en ardoise à deux pans couronnée d’un clocheton, souches de cheminée et fenêtres de toit. Deux perrons précèdent les deux portes d’entrée, dont la principale est surmontée d’une croix de pierre. Elle est centrée sur la façade et ornée d’un arc en plein cintre qui la différencie des autres baies rectangulaires de l'édifice. À l’arrière, une aile centrale en équerre est prolongée par le chœur de la chapelle, dont la toiture en carène est couverte en écaille, au-dessus d’une baie en arc brisé. Plusieurs modules singuliers ont été construits de part et d’autre : une pièce de plain-pied avec l’étage de réception et une tourelle avec des toilettes à chaque niveau. En retrait, au nord-est, l’ancien presbytère est plus modeste. Élevé de deux niveaux, il est actuellement en travaux et laisse entrevoir une restauration soignée respectueuse de son architecture traditionnelle. À proximité, un lavoir en pierre est adossé à un mur ancien. Les lieux comprennent aussi plusieurs dépendances, dont un petit pavillon de guérite, un atelier surmonté d’une vaste terrasse et un poulailler. À l’arrière des bâtiments, s’étend un vaste domaine de près de 6,5 ha composé de prairies, vergers, enclos, bosquets, haies bocagères et champs cultivés. Un ruisseau traverse la propriété au milieu des prairies.
…Par Patrice Besse
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